la société de consolation selon un poète de Besançon

June 12, 2013

Voici un texte plein de vérité qui colle parfaitement avec le sujet du dernier article et que je me devais forcement de partager ici. Avec ma petite touche perso à la fin.

Un texte écrit et posé par L’Enigmatic.

Et parce que c’est mieux en musique, écoute “Société de consolation” sur soundcloud.

L’enigmatic – Société de consolation

1er couplet :

Depuis tout petit le mot « vouloir » ne nous lâche pas alors on s’bat pour un roupie au nom de nos pouvoirs d’achat…

On en oublie la vie, c’est rien tant que le compte en banque est plein, on veut des biens ceux qui nous font devenir quelqu’un !

C’est loin de nous le soutien, l’entraide, un tas d’gens faibles face à l’argent un tas d’gens cèdent…

…le corps et l’âme au matérialisme. A tout âge chacun de nous n’est qu’un rouage du mécanisme !

Peu importe les causes, ceux qui sont riches l’exposent, deviennent esclaves du matériel, j’appelle ça : la force des choses…

…et les pauvres déposent les armes et rêvent d’opulence, cupide envie nourrie par la jalousie en l’occurrence !

Au lieu d’espoir l’inégalité semble immuable… Les hommes au pouvoir s’enrichissent au frais du contribuable.

Indivulgables sont leurs pratiques, recherche de profit systématique, nos vies se plient aux lois mathématiques !

A l’usine encaisse les « trois 8 », dégâts physiques, dégâts psychiques, profite de ta retraite dans état critique…

Les politiques se foutent de ce merdier, nous disent : « Pourquoi vous plaignez ? Allez plutôt bosser les jours fériés ! »

Les agissement dépassent l’entendement, l’argument du rendement met des milliers d’gens au chômage comme par enchantement…

Le temps est exécrable, les patrons détestables, l’employé forcé de bosser sur un siège éjectable…

…se tait pour ne pas qu’un jour on le mette hors course à son tour… c’est rien la bourse suit son cours !

Nos vies sont folles on a pas l’choix alors on s’y conforme…du coup devine comment on s’console : on consomme !

Refrain :

Et c’est comme ça qu’ça fonctionne…Société de consolation : pour combler le vide on consomme !

Mais chaque objet ne nous satisfait qu’un temps limite, besoin d’une autre dose notre soif de choses grandit vite !

C’est comme ça qu’ça fonctionne…Société de consolation : comme des produits on nous conditionne…

…à penser qu’à Babylone le bonheur de l’homme n’est qu’une somme d’objets et des zéros qui s’additionnent !

2ème couplet :

Celle-ci est telle qu’on se persuade que de nos jours la vie n’est belle que si l’on possède la dernière petite merveille !

La technologie dernier cri : obligé faut en prendre…on met le prix car avec on espère peut-être se faire entendre…

La dernière caisse car la vitesse évacue l’stress, le dernier signe extérieur de richesse : la dernière Mercedes

Le Best…l’high-tech, la dernière paire de basket car avec on a presque l’air d’un athlète !

Le cellulaire pour s’exprimer, le dernier jet privé car quand on s’envoie en l’air on est moins déprimé…

La dernière mode pour expliquer ce qu’il te faut pour être stylé, le coach pour prendre en main notre destinée !

La dernière drogue pour s’évader et pour nos femmes, la dernière perle de l’électroménager haute gamme !

Pour les stressés du kilogramme : le dernier programme d’amincissement, paraît qu’ça marche en insistant…

Le dernier film américain ici au moins le méchant clamse, le dernier porno où tu vois Rocco assouvir tes fantasmes !

Le dernier tube de l’été parce qu’il apporte de la gaieté, le dernier né d’la variété bien markété !

A la télé la dernière guerre et pour mieux plaire à nos consciences la dernière aide humanitaire…

De la beu-her dans nos sticks parce que sans ça la vie est triste, mon dernier disque parce que c’que j’dis est véridique Yo !

Devenir riche pour sourire, devenir riche pour rire ou pire : devenir riche ou mourir…

devenir riche parce que ça veut tout dire, devenir riche pour ne plus jamais souffrir jusqu’au dernier soupir..

Outro :

Ecoute ce bruit c’est le peuple qui gronde…

Car leur profit, c’est le seul qui compte…

Mais leur profit, c’est notre sueur qui tombe.. (nos frères et sœurs qui tombent)

Capitalistes : C’est eux qui t’trompent !

Drop :

Société de consolation…on pense que ce sont des objets qui compenseront nos déceptions…

…et que l’argent résout nos frustrations que sans lui la vie ne vaut pas le coup d’être vécu…société de consolation tu veux qu’j’t’en parle ?

Morale

Ce que je pense qu’il faut retenir dans tout ça c’est qu’il faut prendre réellement conscience de comment la société cherche à manipuler nos esprits (et y parvient avec assez de gens, puisqu’elle ne s’arrête pas…) et nous pousse à consommer.

Après la prise de conscience, il faut constater quand on est sur le point de céder, d’acheter un objet par envie et non pas par besoin.

Quelques bonnes choses actions à faire à ce propos (au risque de me répéter), si ce n’est pas déjà fait :

Ensuite, une partie qui m’a spécialement marqué : “C’est loin de nous le soutien, l’entraide, un tas d’gens faibles face à l’argent un tas d’gens cèdent le corps et l’âme au matérialisme. A tout âge chacun de nous n’est qu’un rouage du mécanisme !”. C’est pas dingue ? Trop peu de gens s’entraident et se soutiennent aujourd’hui. Trop de gens pensent à l’argent quand on leur demande leur aide. On devrait plutôt penser à l’échange. Echange de biens, échange de services. Supprimer l’argent de l’équation. Oui, je rêve d’un monde sans monnaie… C’est fou, j’avoue, et impossible à l’échelle mondiale, mais rien ni personne ne nous empêche de passer à l’action et juste proposer à quelqu’un un échange. Essaie par exemple à l’épicerie du coin, demande si tu peux nettoyer le magasin pour payer tes courses. Ça te semble fou, impossible ? Ça te coûte rien de demander. Sois curieux de voir leur réaction. Après tout, ça leur épargnerait au moins une heure de tâche pas spécialement fun… Je te laisse développer d’autres idées.

L’argent est à l’origine de tellement (tous ?) de malheurs dans le monde. Ok, y’a l’être humain avant tout, c’est bien lui qui a créé la monnaie. Mais il pensait pas qu’il en deviendrait fou, en ferait une obsession, en voudrait toujours plus, en s’en foutant du monde, de ses semblables, de tous les autres êtres vivants.

On pourrait commencer par y remédier en nécéssitant moins de cet argent. En arrêtant d’acheter des conneries qui nous amuseront quelque temps puis nous encombreront. Du coup on aurait moins à s’en soucier, peut-être même qu’on aurait pas à travailler autant, qu’on prendra le temps de s’arrêter, d’observer, de se faire plaisir. Et si on pense à grande échelle, ça ferait des usines en moins, moins de pollution, moins de déchets, plus(+) de fôrets… Un monde meilleur, sans débourser le moindre centime.